Il s’agit d’un missile balistique iranien lors d’une phase de test, en mai 2023. Ce post TikTok prétendant montrer le décollage d’un missile balistique sur le sol malien est FAUX. Publié le 28 novembre 2025, le post affiche un missile de couleur jaune et noire accompagné de ce texte : « C’est au Mali mon pays ». PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux. Une recherche d’image inversée avec Bing a permis de trouver cet article du 16 avril 2024, informant qu’il s’agit d’un missile balistique iranien lors d’une phase de test, en mai 2023. L’article précise que la quasi-totalité des projectiles lancés par Téhéran a été interceptée dans la nuit du 13 au 14 avril 2024. La même photo a été publiée dans cet autre article du 26 mai 2023 indiquant que les États-Unis ont critiqué un nouveau missile à moyenne portée dévoilé par l’Iran, le qualifiant de menace pour la sécurité internationale. L’information est corroborée ici. Une recherche Google avec les mots-clés « Lancement missile balistique au Mali » n’a donné aucun résultat concluant. PesaCheck a vérifié un post TikTok prétendant montrer le lancement d’un missile balistique au Mali et l’a trouvé FAUX. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah. Cet article a été publié à l’origine sur PesaCheck. Il est reproduit sur SaoCheck dans le cadre du programme d’incubation de Code for Africa, sans aucune modification du contenu original.
PARTIELLEMENT FAUX : Cette image ne montre pas un avion détruit par l’armée soudanaise à l’aéroport d’Al-Fashir
La photo a été prise à l’aéroport de Sanaa au Yémen, en mai 2025. Ce post X (anciennement Twitter) avec une image prétendant montrer un avion détruit à l’aéroport d’Al-Fashir par l’armée soudanaise est PARTIELLEMENT FAUX. Daté du 31 octobre 2025, le post lit : « Soudan. Les forces armées soudanaises ont réussi à détruire le premier avion à atterrir à l’aéroport d’Al-Fashir, qui transportait du matériel militaire pour la milice de la Force de soutien rapide (RSF) (sic) ». Le post présente un avion en flammes dans un nuage de fumée. PesaCheck a passé en revue ledit post et l’a trouvé partiellement faux. Une recherche d’images inversées à l’aide de Bing a débouché sur cet article publié le 29 mai 2025 avec ce titre : « Israël détruit un avion transportant des pèlerins du Hadj à l’aéroport de Sanaa, au Yémen ». Il est accompagné d’une photo qui porte cette légende : « Un avion de Yemeni Airlines est détruit à l’aéroport international de Sanaa après une frappe aérienne israélienne ». La recherche a également retrouvé l’image dans un article publié le 8 mai 2025. Selon l’agence de presse yéménite Saba, elle montre un avion en flammes à l’aéroport international de Sanaa après des frappes aériennes sur la capitale. L’aéroport a été mis hors service. Une recherche Google avec les mots-clés « L’armée soudanaise a détruit un avion à l’aéroport d’Al-Fashir » a révélé que l’armée soudanaise a effectivement abattu un avion des Émirats arabes unis à son atterrissage au Soudan, à l’aéroport de Nyala. PesaCheck a analysé le post sur X prétendant montrer un avion détruit à l’aéroport d’Al-Fashir par l’armée soudanaise et l’a trouvé PARTIELLEMENT FAUX. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Françoise Dembélé et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par le rédacteur principal à PesaCheck, Stephen Ndegwa. Cet article a été publié à l’origine sur PesaCheck. Il est reproduit sur SaoCheck dans le cadre du programme d’incubation de Code for Africa, sans aucune modification du contenu original.
Faux : cette offre d’emploi ne provient pas du Programme alimentaire mondial
Un message WhatsApp renvoyant vers une page web prétendant que le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un « recrutement de masse » pour l’année 2025, avec plus de 65 000 offres d’emploi pour toute personne âgée de 18 à 50 ans est faux. La page en question se présente comme un site de recrutement du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour l’année 2025, annonçant des opportunités d’emploi dans de nombreux pays à travers le monde. Elle décrit brièvement le PAM comme une agence des Nations Unies dédiée à l’aide alimentaire et au développement humanitaire et affiche un formulaire de candidature simplifié accompagné d’un bouton « APPLIQUER », invitant les visiteurs à postuler directement en ligne. Sao check a analysé l’information et l’a trouvé fausse. Une recherche Google sur le Programme alimentaire mondial a permis de trouver le véritable site de l’organisation : https://www.wfp.org/. Un examen de ce site officiel ainsi que des canaux de communication (Facebook et X) n’a montré aucune trace d’une telle campagne de recrutement. Au contraire, plusieurs bureaux du PAM en Afrique ont récemment publié des communiqués pour alerter contre de faux messages circulant en ligne. En République démocratique du Congo, le chargé de communication Claude Kalinga a qualifié ce type de publication de « fake news », précisant qu’il s’agit de tentatives d’escroquerie. En Mauritanie également, le PAM a rappelé que « toutes les candidatures se font exclusivement via le portail officiel de recrutement » et que l’organisation ne demande jamais d’argent à aucune étape du processus. Par ailleurs, plusieurs indices montrent clairement qu’il s’agit d’une arnaque. Tout d’abord, le lien fourni (bh.ke/…) n’appartient pas au domaine officiel du PAM (wfp.org). Ensuite, la promesse de 65 000 postes ouverts simultanément est massive et irréaliste. Enfin, ce type de message n’est pas nouveau. Des campagnes similaires ont déjà circulé dans plusieurs pays africains et ont systématiquement été démenties par le PAM. Conclusion: Le message annonçant un « recrutement de masse » par le PAM en 2025 est faux. Le PAM rappelle que ses offres d’emploi sont publiées uniquement sur son site officiel (wfp.org) et qu’il ne demande aucun frais aux candidats. Cette vérification des faits a été réalisée par SaoCheck dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été produite grâce au mentorat de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, et au soutien financier de la Digital Democracy Initiative dans le cadre du projet Digitalise Youth mené par le Partenariat européen pour la démocratie (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La décision éditoriale reste du ressort de Sao Check. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://fr.factcheck.africa/
FAUX : Les pays de l’AES n’ont pas annoncé leur retrait officiel du système monétaire du Franc CFA le 2 octobre 2025
Les autorités du Burkina Faso et du Mali ont nié avoir émis ce communiqué, le qualifiant de faux, tandis que le Niger n’a publié aucune information de ce type sur ses plateformes officielles. Ce post Facebook prétendant que le Mali, le Burkina Faso et le Niger — membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — ont annoncé, le 2 octobre 2025, leur retrait définitif et sans délai du système monétaire du franc CFA, est FAUX. Le post, publié le 2 octobre 2025, présente un communiqué comme la preuve de l’annonce officielle du retrait de l’AES du système monétaire du franc CFA. « Les Gouvernements et Chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), informent solennellement les peuples frères d’Afrique et la communauté internationale de leur décision souveraine et irréversible de se retirer définitivement et sans délai du système monétaire impérialiste français du Franc CFA (…) », peut-on lire dans le premier paragraphe du post. L’affirmation a également été partagée ici, ici et ici. PesaCheck a examiné ce post et l’a trouvé faux. PesaCheck a consulté la page Facebook officielle de la présidence du Burkina Faso et y a trouvé une publication du 2 octobre 2025, démentant le prétendu retrait du système monétaire du franc CFA comme étant faux. Les autorités maliennes ont également démenti le communiqué relatif à leur retrait du système monétaire du franc CFA en le qualifiant de « Fake News ». De plus, des recherches sur Google, sur le portail officiel du gouvernement du Niger et sur le compte X (anciennement Twitter) de la présidence du Niger n’ont trouvé aucune mention du prétendu retrait du système monétaire du franc CFA. Pour rappel, bien que PesaCheck n’ait pas trouvé de démenti officiel de la part des autorités nigériennes, la fausse déclaration porte la signature d’Assimi Goïta, président de la transition du Mali et président de la Confédération. Mais le gouvernement malien l’a désavouée. Une recherche sur Google avec les mots-clés « Le Mali, le Burkina Faso et le Niger quittent le Franc CFA » a conduit PesaCheck vers un article intitulé « Sortir du franc CFA ? Le pari risqué du Burkina Faso, du Niger et du Mali », publié le 15 février 2024 par Jeune Afrique. « Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel sont engagés dans la mise en place d’une future monnaie commune », a rapporté Jeune Afrique citant les propos du président de la transition du Niger, Abdourahamane Tiani. Cette information est corroborée ici, ici et ici. Même si le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur ambition de créer leur propre monnaie, les trois pays n’ont pas encore annoncé officiellement leur retrait du système monétaire du franc CFA. PesaCheck a examiné un post sur Facebook prétendant que les pays de l’AES ont annoncé, le 2 octobre 2025, leur retrait définitif et sans délai du système monétaire du franc CFA et l’a trouvé FAUX. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Cet article a été publié à l’origine sur PesaCheck. Il est reproduit sur SaoCheck dans le cadre du programme d’incubation de Code for Africa, sans aucune modification du contenu original.
Faux : Les Douanes tchadiennes n’organisent pas de vente aux enchères de véhicules en septembre 2025
Sao Check a examiné cette publication et l’a trouvée fausse. Un examen des canaux de communication officiels de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects ne révèle aucune trace d’une telle opération. Au contraire, le 31 août 2025, le Directeur Général, le Général Ousman Brahim Djouma, a publié un communiqué officiel dénonçant ces faux messages. Il précise que la Douane n’est ni à l‘origine ni signataire de ces annonces frauduleuses, et met en garde contre des individus mal intentionnés qui cherchent à soutirer de l’argent en usurpant l’identité de l’administration. Par ailleurs, plusieurs indices confirment le caractère frauduleux de cette annonce. L’usage d’un numéro WhatsApp personnel comme canal d’inscription ne correspond pas aux pratiques d’une administration publique. L’exigence d’un paiement anticipé de 100 000 FCFA pour un simple enregistrement est également suspecte. La promesse d’une acquisition garantie d’un véhicule pour chaque inscrit relève enfin d’un procédé typique des arnaques en ligne qui cherchent à appâter leurs victimes par des promesses irréalistes. Conclusion : La publication attribuant à la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects du Tchad l’organisation d’une vente aux enchères de véhicules est fausse. L’administration a officiellement démenti et mis en garde contre une escroquerie destinée à soutirer de l’argent à la population. Cette vérification des faits a été réalisée par SaoCheck dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été produite grâce au mentorat de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, et au soutien financier de la Digital Democracy Initiative dans le cadre du projet Digitalise Youth mené par le Partenariat européen pour la démocratie (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La décision éditoriale reste du ressort de SaoCheck. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://fr.factcheck.africa/